Histoire du Peuple Helvète
Note au lecteur:
Ce texte n'a pour but que de donner une information générale sur le peuple Helvète et son exode sous la pression des Germains, désirant envahir leur territoire, et celle des Romains désirant garder le peuple Hèlvète dans leurs frontières se prémunissant ainsi d'une position trop proche des Germains de leurs frontières.
Epoque Romaine
Le peuple Helvète était cantonné dans l'espace montagneux entre le Rhin, le Jura, le lac Léman et le Rhône.
L'homme le plus riche et le plus noble du pays, Orgétorix qui s'était proclamé roi des Helvètes, ayant fomenté un complot avec les peuples voisins, les Séquanes et les Eduens, incita son peuple à partir pour le Pays des Santons, et chemin faisant, à envahir les plaines du Rhône de la Gaule Comme les Celtes, les Helvètes avaient la passion des courses guerrières. Ils décidèrent de préparer leur voyage et durant deux années, ils achetèrent des bêtes de sommes, stockèrent de nombreuses victuailles, fabriquèrent de nombreux chariots et armes. La trahison d'Orgétorix découverte, il se pendit le jour de son procès, mais un nouvel arrivant mis en danger le peuple Helvète, Arioviste, qui désirant envahir le pays Helvète avec ses 120 000 hommes. Devant ce danger les Helvètes commencèrent leur migration en brûlant tout derrière eux, villages, bourgs, greniers.
La première préoccupation des Helvètes fut de se rassembler avec les autres peuples fuyant la menace germanique, ainsi se joignirent des Latoviques, des Tulinges, des Boïens, des Raurarques, des montagnards Vaugiens, soit 368 000 personnes, dont 92 000 guerriers, avec pour point de rendez-vous le nord du lac Léman à Genava, Genève, qui était sur le territoire des Allobroges, sous dépendance du Proconsul de la Narbonnaise.
Craignant devoir la Province dévastée par les Helvètes fuyant les germains, Jules César ordonna le déploiement la Xème légion, stationnant en permanence sur le Rhône, ainsi que l'élévation d'un mur de 16 pieds ( 4.8768 m.), précédé d'un fossé sur une distance de 28 km, soit du lac au Jura, et deux autres légions seront levées.
Au matin du 2 ou 3 avril 58, Jules César se trouvait à Genava, avec son état major, alors que sur la rive droite du Rhône, plus de 300 000 hommes, femmes et enfants prêts à traverser le pont, qui sera détruit par les troupes romaines, contenant ainsi l’exode helvète. Après avoir palabré avec les chefs helvètes, pour leur laisser le libre passage, César demanda quelques jours de réflexion, leur donnant rendez-vous le 9 avril. Durant ce temps les romains érigèrent des tours, des élévations de murs et des défenses sur les points névralgiques du Rhône. A la date convenue, les chefs Helvètes rencontrèrent à nouveau César, qui leur refusa tout passage les avertissant qu'il s'y opposera par les armes.
Durant la nuit les Helvètes construisirent à la hâte des bateaux et radeaux relié entre eux et tentent de franchir le Rhône à la rame, mais les romains surveillant le fleuve repoussèrent toutes les embarcations.
Au matin les Helvètes avaient quittés les rives du Rhône, ils avaient obtenu l'accord des Séquanes pour traverser leur territoire qui passait le long du Rhône, Fort l’Ecluse, pour arriver dans la vallée de la Saône et delà rejoindre leur destination finale le Pays des Santons, la Charente Maritime.
Césars, informé du projet, organisera ses légions, laissant la Xème légion qui renforcera ses défense sur le Rhône, il créera une grande armée en Cisalpine composée des légions VII VIII et IV, et deux autres qui seront levés et porteront les numéros XI et XII. Il poursuivra à travers la plaine de la Saône avec ses légions le peuple Helvète, en décimera une partie, les Tigurins, dans une première attaque. La victoire finale sur les Helvètes aura lieu dans les environs de Bibracte, à Saint-Léger-sous-Beuvray, près de l'étang Montmort ou selon une autre affirmation au Mont-St-Vincent.
Vaincu, les chefs helvètes acceptèrent les conditions imposées par jules César: qu'ils rendent toutes leurs armes, rentrent dans leur pays, qu'ils reconstruisent leurs villages, donnent des otages garant du traité de paix, en échange ils auront une aide des Allobroges qui leur fourniront du blé en attendant la moisson suivante, et obtiendront une protection.
La menace sur la Province de la Narbonnaise était évitée, mais restait celle des Germains avec leur chef Arioviste, pouvant facilement conquérir le territoire helvète vidé de ses habitants.
Jules César, par de subtils stratagèmes, vaincra ce peuple aux vues envahissantes sur la Gaule
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